La Mer de Ross déclaré le plus grand sanctuaire marin du monde.

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C’est le dernier écosystème marin encore préservé de l’intervention humaine.

La Mer de Ross, dernier espace marin sanctuarisé dans l'océan Antarctique
Carte de la Mer de Ross, dans l’océan Antarctique.

 

Il y a quelques semaines, la Commission pour la Conservation de la Faune et de la Flore Marines de l’Antarctique, après plus de cinq années de débats et de négociations , a déclaré la création d’une Aire Maritime Protégée de 1,57 millions de kilomètres carrés dans la mer de Ross. Au milieu de cette zone, la Commission a été plus loin, puisqu’elle a même sanctuarisé une zone de 1,12 millions de kilomètres carrés, y interdisant tout activité de pêche ou de prélèvement.

La Mer de Ross est un secteur éminemment stratégique dans la protection de la faune marine. En effet, nombre d’espèces menacées par la sur-pêche dans les océans du monde entier, y trouve refuge. Elle abrite, entre autres, plus de 40% de la population mondiale de manchots Adélie, 1/4 de la population mondiale de manchots empereurs ainsi  que des milliers de baleines, d’orques ou de phoques.

Mer de Ross

 

Si la création de cette nouvelle zone protégée est une bonne nouvelle pour les défenseurs de l’environnement et de la biodiversité, elle n’élude malheureusement pas le danger imminent qui menace  un grand nombre d’espèces marines, en raison de la pêche intensive, ou de la pollution des mers et océans, par des fuites massives d’hydrocarbures ou par le déversement des déchets plastiques dans les océans.

Cette initiative de grande ampleur pourrait être un premier pas dans la preservation de océan puisque La France, l’Allemagne et les Etats-Unis proposent également de protéger d’autres zones maritimes dans l’Antarctique. Une initiative qui pourrait aboutir à la création d’une nouvelle Aire Maritime Protégée de 4,8 millions de km2 au sein de la mer de Weddell, afin d’élargir la zone de protection à l’océan austral, actuellement bien moins préservé que le continent Antarctique.

Une multiplication de ces zones protégées permettrait de preserver la biodiversité des océans de façon plus forte, en créant des zones maritime où la nature pourrait « respirer », à l’abri de la pollution engendrée par l’activité humaine.